mercredi 21 août 2013

Le grand coeur. Jean-Christophe Rufin (éditions Gallimard, 498 pages)


Royaume de France, 16eme siècle. A cinquante six ans Jacques Cœur a fui la France pour échapper aux assassins qui le poursuivent, mandatés par le roi Charles VII. Réfugié sur une île grecque et sentant la mort proche il décide de conter son histoire et d'abord son enfance et sa jeunesse à Bourges. Attiré dès le plus jeune âge par l'aventure et l'inconnu il effectue son premier voyage en Orient à vingt ans et y découvre le commerce. Revenu en France il développe les échanges avec l'Europe et le reste du monde et se fait connaître du Roi. Au fil du temps, amassant une fortune considérable, il va vite devenir un homme de pouvoir et argentier du roi de France. Tant de succès fait naître bien des jalousies et, après la gloire, il va connaître la chute, l'emprisonnement et la torture avant l'évasion et l'exil.
 
Après un été un peu difficile coté lectures et deux abandons coup sur coup ("Misery" de S King puis "Les apparences" de G Flynn) c'est enfin ce livre qui m' a redonné le goût de la lecture. J'avais bien aimé "l'abyssin" mais je crois que j'ai encore préféré ce roman. Il plaira aux amateurs de romans historiques et de romans d'aventures mais j'ai aussi beaucoup apprécié le coté "confession" du héros. J'avais toujours plaisir à retrouver Jacques Coeur pour qu'il continue de me conter son histoire et de me confier ses passions comme ses peurs et ses doutes. Une façon agréable de lire aussi une sorte de biographie puisque le roman s'appuie bien sur ce que l'on sait de la vie du héros même si l'auteur laisse bien sur libre cours à son imagination pour combler les zones d'ombre. J'ai trouvé cela fort réussi et même si j'ai l'impression que les thèmes des autres romans de Jean-Christophe Rufin m'attirent un peu moins j'essaierai tout de même de les découvrir, c'est certain.  

mercredi 14 août 2013

La ferme des Neshov. Anne B. Ragde (éditions 10/18, 350 pages)

Trondheim en Norvège. Après le décès de la mère de famille et la révélation d'un lourd secret de famille Tor, Margido et Erlend Neshov, ainsi que Torunn, la fille de Tor, reprennent le cours de leur vie chacun de leur coté. Margido se retrouve confronté a sa solitude tandis qu' Erlend doit faire face au désir d'enfant de son compagnon. Quant a Tor, resté vivre avec le père à la ferme, il trouve une certaine consolation dans l'alcool.... jusqu'au jour ou un accident l'immobilise. Torunn fuit alors ses déboires sentimentaux pour venir secourir son père et prendre  soin de la ferme. Pour chacun d'entre eux des choix vont devoir être faits.....


C'est un petit coup de mou estival coté lectures qui m'a fait choisir cette lecture en Juillet. Le premier tome de la saga (La terre des mensonges) avait en effet été un vrai coup de cœur. En fait c'est très curieux.... D'un coté j'ai eu l'impression de m'ennuyer un peu tout au long du livre et d'un autre j'avais quand même envie de continuer à suivre les personnages et de savoir ce qui allait leur arriver.... le fond de leur histoire ne m'intéressait pas vraiment mais je m'étais suffisamment attachée à eux pendant le premier tome pour ne pas avoir envie de les abandonner en chemin! Je pense que je ne devais pas avoir l'esprit très propice à la lecture.... Enfin en tous cas l'auteur sait y faire avec les fins de roman car encore une fois la chute laisse planer un tel suspens qu'on ne peut pas ne pas avoir envie de connaître la suite!!! Je suis surtout curieuse de savoir comment va se terminer le dernier opus mais j'ai cette fois un petit plus d'appréhension... j'espère que je ne serais pas déçue et que cette saga familiale restera une belle découverte....   

mardi 9 juillet 2013

Si tu me voyais maintenant. Cecelia Ahern (éditions Albin Michel, 329 pages)

Baile na gCroithe, quelque part en Irlande. Yvan exerce la profession peu commune d' ami imaginaire, restant invisible au plus grand nombre et n'apparaissant qu'aux yeux des enfants qui ont besoin de sa compagnie. Le jour ou il rencontre Luke, un petit garçon de six ans, abandonné par sa mère aux soins de sa tante Elizabeth, l'affaire semble assez simple et Yvan entreprend de se mettre au travail pour redonner de la joie de vivre a son nouveau compagnon. Mais après quelques jours, quand il apparaît aux yeux d'Elizabeth, les choses se compliquent. Yvan n'a pas d'expérience professionnelle auprès des adultes.....
 
Si vous me demandez pourquoi j'ai choisi ce livre  alors que ce n'est pas du tout le style de mes lectures je vous dirais qu'après quelques lectures appréciées mais quand même un peu glaciales question ambiance j'avais besoin de chaleur et de légèreté... et l'été qui est enfin là et bien là a du faire le reste! Eh bien figurez-vous que je ne suis pas mécontente. Le but initial de cette lecture étant de me détendre je peux dire que le but est atteint. Même en dépit du coté un peu magique ou fantastique auquel mon esprit cartésien a parfois du mal à adhérer  j'ai trouvé la lecture agréable, les personnages attachants et je me suis laissée prendre par l'histoire. Bref si je lisais à la plage ce serait typiquement le genre de livre que j'y emmènerais.... et je note le nom de l'auteure pour une prochaine fois...      

jeudi 4 juillet 2013

La sanction. Trevanian (éditions Gallmeister, 335 pages)

Montréal, Long Island, Eiger. 1969.
Le professeur Jonathan Hemlock est professeur d'art a l'université mais cette profession ne lui rapporte pas suffisamment pour assouvir la première de ses passions: la collection de tableaux de maîtres volés. Il se voit ainsi régulièrement contraint d'accepter les missions que lui confient les services secrets, celles-ci consistant a exécuter des "cibles" , désignées comme telles pour avoir elles même abattu un membre de l'organisation. C'est donc pour ajouter un Pissaro à sa collection que Jonathan va être confronté à une affaire un peu plus délicate que les autres. Il doit "sanctionner" l'assassin de l'agent Wormwood mais pour une fois celui-ci n'est pas clairement identifié. On sait seulement qu'il s'agit d'un des trois hommes qui se préparent à une tentative d'ascension de la face nord de l' Eiger, montagne suisse mythique qui a déjà conduit à la mort bien des alpinistes. L'alpinisme étant la seconde passion de Jonathan, qui détient déjà quelques beaux sommets à son palmarès, c'est l'homme rêvé pour se joindre à l'expédition et mener à bien la mission.  
 
Je ne suis ni une passionnée de romans d'espionnage ni une passionnée d'alpinisme et pourtant ce roman m'a énormément plu.... Je me suis très vite attachée au héros, qui ne m'a pas paru aussi amoral qu'on veut bien essayer de nous le présenter, et j'ai bien adhéré à l'intrigue. Le suspens, comme il se doit, atteint son apogée durant les cinquante dernières pages, consacrées à l'ascension proprement dite. J'ai particulièrement aimé cette partie décrivant, je pense avec beaucoup de réalisme, l'enfer que peut devenir la haute montagne quand les conditions climatiques se dégradent. Tout le bien qu'on m'a dit de cet auteur se voit donc confirmé et, qui sait, je me laisserai peut-être tentée un jour prochain par un autre de ses romans d'autant qu'au moins l'un d'entre eux semble remettre en scène le professeur Hemlock!       

samedi 29 juin 2013

Un bûcher sous la neige. Susan Fletcher (éditions PLON, 390 pages)





 
Mai 1692, Highlands, Écosse. Corrag, accusée de sorcellerie, attends le bûcher, enchaînée dans une geôle. Chaque jour, elle reçoit la visite du révérend Charles Leslie venu d'Irlande espionner pour le compte du roi Jacques, contraint à l'exil en 1689 et remplacé sur le trône par Guillaume d'Orange. Leslie veut connaître la vérité sur le massacre de Glencoe lors duquel les partisans de Guillaume ont assassiné le clan des Mac Donald et dont Corrag a été témoin. La jeune femme va lui faire le récit de sa vie, d'abord en Angleterre auprès de sa mère,  puis, après un long voyage vers le Nord ouest, dans le glen, terre des Highlanders devenus ses protecteurs. Petit à petit Leslie va voir ses sentiments se modifier au fur et à mesure du récit de cette jeune femme attachante et courageuse. 
 
C'est souvent comme ça quand les attentes sont trop grandes vis à vis d'un livre, on en sort un tout petit peu déçue. C'est sans doute la raison pour laquelle je ne me décide pas à lui décerner un coup de cœur... Pourtant l'histoire est fort bien racontée et l'auteur a réussi à m'emmener au cœur des terres écossaises à la nature inhospitalière et à me faire voyager dans le temps. Je me suis attachée a Corrag, à son coté proche de la nature surtout. Mais même si elle arrive à apprécier les petites choses toutes simples du quotidien, le récit  de sa vie reste si dur et au fond si triste que je ne n'ai pas été mécontente d'arriver au terme       de    l' histoire. Il n'en reste pas moins que si vous vous sentez d'humeur a voyager dans  les contrées hostiles du Nord je vous recommande chaudement la lecture ce de livre!!!